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P.L.U. Une
réunion d’information s’est tenue le samedi 29
mars à la salle des fêtes de Sorges. Cette
réunion, organisée par la commission en
charge du P.L.U., en présence de Mr MOREAU (Urbaniste,
sélectionné pour la conduite du projet
de P.L.U.). La commission a présenté les
premières orientations concernant le développement
durable de notre commune.
1- Pourquoi
le P.L.U. ? Sorges est la 3ème commune
de Dordogne par sa superficie ( 48 km²), il convient
d’optimiser l’utilisation de cet espace ; le P.L.U.
vise à lutter contre un développement
urbain désordonné qui « pollue »
le paysage (mitage) et coûte cher à la
collectivité. Le P.L.U. est d’autant plus
utile qu’il n’existe à Sorges aucun document
d’urbanisme d’ensemble (P.O.S. ou Carte Communale).
Il est organisé par la loi S.R.U. qui inclut
la réflexion de tous les habitants sur le développement
communal : constat de ce qui existe aujourd’hui et projet
pour l’avenir.
2- Sa
mise en place Une commission composée
d’élus et de non élus pour : - définir
un cahier des charges avec l’aide de la D.D.E. : -
choisir un cabinet conseil après appel d’offres
: cabinet MOREAU à Limoges : - mettre en route
le P.L.U. (9 réunions de travail)
3- Conclusion
- le samedi 22 mars présentation des
travaux à l’ensemble du Conseil Municipal -
le samedi 29 mars présentation à la population.
4- Où
en sommes-nous ? Nous sommes au début
de la procédure, le projet de P.L.U. n’est pas
arrêté ; c’est la phase de réflexion
et de définition du projet d’aménagement
et de développement durable (P.A.D.D.). L’étude
du parcellaire et du zonage n’est qu’à peine
entamée. Ce P.A.D.D. peut être résumé
par le tableau ci-joint. Il reste donc à le traduire
dans l’ensemble du parcellaire. La population de Sorges
sera informée au fur et à mesure des travaux
de la commission et le P.L.U. sera soumis à enquête
publique.
5- Les
premières conclusions de l’étude générale Après
étude approfondie de la démographie sorgeaise
grâce aux deux derniers recensements, la commission
établit que les besoins en logements d’ici à
2010 seraient de l’ordre de 100 unités : ceci
pour satisfaire la progression naturelle de la population
(excédent naissance / décès) et
l’installation de personnes extérieures (solde
migratoire positif) et compenser le « desserrement
familial » des ménages due au nouveau mode
de vie. Le P.L.U. doit s’attacher à définir
les zones à urbaniser pour répondre à
ces besoins en construction. Vous trouverez ci-après
le compte rendu de la réunion de présentation
qui a eu lieu le 29 mars dernier.
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COMPTE
RENDU REUNION PUBLIQUE SUR LE P.L.U. DU
29 MARS 2003
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Le maire ouvre la réunion
en faisant une présentation de la démarche
engagée pour l’élaboration du Plan Local
d’Urbanisme (P.L.U.) et du travail réalisé
à ce jour par la commission communale (MM. RATIER,
CHAMINADE, MEYNARD, Mmes DELAIRE-DUVALEIX, LAVIGNE,
MICHAUD) aidée de M. MOREAU, Urbaniste, de M.
SIGNES de la D.D.E. et de MM. DUPRAT et SANCHEZ. Il
précise que la commission n’a pas encore engagé
de réflexion sur le parcellaire et qu’il s’agit
seulement de présenter les axes généraux
retenus pour la suite.
Le maire indique également
que le P.L.U. est plus complet que le P.O.S. (Plan d’Occupation
des Sols) qu’il remplace. Il s’agit d’un document qui
doit permettre le développement réfléchi
de l’urbanisme à long terme sur la commune et
pas seulement d’une photographie figée du parcellaire.
Il précise que le P.L.U. n’est pas un document
rigide et que ce dernier peut être révisé.
A cet effet, il est précisé que la révision
étant une procédure lourde, le P.L.U.
est, en principe, fixé pour une dizaine d’années.
Ce document permettra une maîtrise de l’urbanisation
par la commune.
Question : QUELLE
DIFFERENCE ENTRE LA CARTE COMMUNALE ET LE P.L.U. ? Réponse
: La carte communale est un document d’urbanisme non
prospectif. Le P.L.U. va plus loin, il permet
de projeter le développement global d’un territoire
et exprime une vision concertée de la commune
par ses habitants.
Question : TOUTES
LES COMMUNES ONT ELLES UN P.L.U. ? Réponse
: Non. Les petites communes peuvent choisir la carte
communale . La commune de Sorges étant étendue
(3ème du département en superficie) et
ayant déjà opté il y a plusieurs
années pour un P.O.S., le P.L.U. s’impose naturellement.
M. MOREAU indique
qu’il existe actuellement 3 niveaux pour les documents
d’urbanisme :
- Règlement
National d’Urbanisme (R.N.U.) = les communes ne
disposent pas de document d’urbanisme ; c’est le
cas de Sorges actuellement
- Carte Communale
= plan de zonage où le R.N.U. s’applique
- P.L.U. = plan
de zonage accompagné d’un règlement.
Document permettant d’élaborer des projets
dans le temps et donnant plus de choix.
Il précise
que le P.L.U. est composé de plusieurs documents
:
- -Rapport de présentation
(justifie les choix)
- -P.A.D.D. (Plan
d’Aménagement et de Développement
Durable) qui est opposable aux tiers et présente
les orientations
- -Plan de zonage
- -Règlement
(prescriptions par rapport aux zones) + annexes
Il existe 4 types
de zone :
- -U : urbanisée
- ·-AU :
à urbaniser
- -A : agricole
- -N : naturelle
M. DUPRAT précise
que le P.L.U. est élaboré en concertation
avec la population et qu’il s’agit d’une volonté
communale.
Le maire précise
que le P.L.U. est « lourd » dans sa préparation
mais pas dans son application. Il évite le développement
anarchique et n’est pas figé.
Question : POURQUOI
PAS UN P.L.U. INTERCOMMUNAL ? Réponse : C’est
possible mais déconseillé compte tenu
de la surface très grande du territoire. Cependant
les communes limitrophes sont consultées pour
une bonne cohérence.
Agonac – Cornille et
Sarliac-sur-L’Isle ont déjà un P.O.S. Négrondes
a une carte d’urbanisme Ligueux est en R.N.U. mais
une carte d’urbanisme est en cours.
Question
: LES RESEAUX SONT ILS PRIS EN COMPTE ? Réponse
: une demande est faite auprès des syndicats
afin d’obtenir un plan de l’existant. La mise en place
du P.L.U. aura une influence sur leur développement
dans l’avenir.
Question : QUELS
SONT LES PROJETS DE LA COMMUNE AU NIVEAU DE L’ASSAINISSEMENT
? Réponse : Il existe un assainissement collectif
sur le bourg. La création d’assainissement collectif
sur la commune n’est pas une obligation absolue. Tout
dépendra de la nature du terrain. Si le terrain
est filtrant, il est conseillé de maintenir l’assainissement
individuel.
Le maire précise
que le schéma communal d’assainissement va bientôt
démarrer et sera réalisé à
un niveau intercommunal (Sorges, Négrondes, Ligueux,
Sarliac). Cornille et Agonac disposent déjà
d’un tel schéma.
Le maire reprend son
exposé et présente l’évolution
démographique de la commune et des communes de
la communauté.
Il ressort des statistiques
que la population de Sorges est « jeune »
: 0.86 contre 0.66 pour le département (taux
obtenu en divisant la population des moins de 20 ans
par la population des plus de 60 ans).
La taille moyenne des
ménages est de 2.4 personnes par logement actuellement
à Sorges.
Il ressort de l’étude
démographique, une hypothèse réaliste
d’un besoin de 100 logements sur Sorges dans les 10
années à venir.
M. MOREAU précise
que pour 100 logements, le P.L.U. devrait, en principe,
faire ressortir 300 parcelles constructibles, du fait
de l’obligation de proposer un choix aux candidats à
l’installation.
Le maire présente,
ensuite, la carte géologique de la commune qui
découpe la commune de la façon suivante
:
- A l’Est : le Causse
- Au Centre : terres
agricole
- A l’Ouest : les
bois
Le maire présente
ensuite le projet des lieux à structurer en priorité
par rapport à l’urbanisation récente :
LE BOURG Il
convient de développer le bourg qui à
l’heure actuelle est plutôt figé tout en
veillant à lui garder son aspect paysager de
bourg rural qui fait son charme et son attractivité.
Question : LE
PROJET DE LOTISSEMENT ? Réponse : Il s’agit
d’un lotissement privé. Mme LANGLOIS, architecte
des Bâtiments de France, a élaboré
un cahier de prescriptions qui ont été
intégrées dans le règlement par
le lotisseur. L’arrêté de lotir est arrivé
depuis peu en mairie et peut être consulté.
Question : LA
CIRCULATION DES CAMIONS DANS LE BOURG ? Réponse
: Cette activité existe mais il convient d’interdire
la circulation des poids lourds dans le bourg dont les
routes, comme beaucoup d’autres sur la commune, sont
inappropriées. Une étude est en cours
avec les services de l’Etat et du Département.
LA PELLETENIE La
Pelletenie connaît un essor depuis quelques années.
Il convient de maîtriser l’urbanisation en arrêtant
le développement « en serpents »
le long des voies et de structurer ce hameau par la
création de nouvelles voies. Le P.L.U. peut en
arrêter le principe. Question : QUI
PAIE ? Réponse : Si les voies peuvent se réaliser,
le conseil municipal vote une délibération
qui permet à la commune d’acquérir les
terrains nécessaires si le propriétaire
veut vendre. La commune demande ensuite une participation
financière pour l’aménagement des voies
aux propriétaires des terrains, dès lors
que ceux-ci devenus constructibles sont proposés
à la vente.
LES POTENCES Compte
tenu du développement des Potences, l’urbanisation
peut être envisagée en direction du lieu-dit
« Le Pavillon » tout en respectant la partie
boisée. Question : COMMENT IMPOSER
QU’UNE ZONE CONSERVE UN CARACTERE BOISE ? Réponse
: le règlement du P.L.U. permet d’imposer
des règles pour maintenir le caractère
boisé mais il est vrai que des problèmes
peuvent se poser dans la durée sur le contrôle
de leur application. Question : EXISTERA-T-IL
UN DROIT DE REGARD DE LA COMMUNE SUR LES PERMIS DE CONSTRUIRE
? Réponse : oui, le P.L.U. apporte une capacité
plus grande aux communes, contrairement au R.N.U. sur
lequel les communes n’ont pas beaucoup de prise.
LE RAT Il
apparaît que sur ce secteur et compte tenu des
espaces disponibles, seule une structuration légère
est nécessaire, par l’aménagement des
chemins ruraux existants. Question : QUI DECIDERA
SI UNE PARCELLE PEUT ETRE CONSTRUCTIBLE ? Réponse
: C’est le P.L.U. qui indiquera quelles sont les parcelles
constructibles ou non, dans le respect naturellement
des règles nationales d’urbanisme qui découlent
de la loi. Question : LES PARCELLES QUI SERONT
CLASSEES CONSTRUCTIBLES SERONT-ELLES PLUS TAXEES ? Réponse
: Non. Une parcelle classée U (urbanisable) ou
AU (à urbaniser) continuera à être
imposée en terre agricole si elle est exploitée
comme une terre agricole. Cela ne pourra changer
que si elle est viabilisée et mise en vente comme
un terrain à bâtir.
Il est précisé
que la mise en place du P.L.U. ne devrait être
effective que dans environ 18 mois. Question
: UNE ETUDE EST-ELLE PREVUE POUR LES CHEMINS DE RANDONNEE
? Réponse : Pas dans l’immédiat. Cette
étude se fera dans le cadre de la communauté
de communes. La demande est déjà faite
au conseil général pour que nos chemins
soient inscrits dans le plan départemental.
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